Boite critiques

 

Internet est comme un océan (Shona Innes)

note: 5Pour une première approche Johan - 3 juillet 2020

Souvent éditée sous la forme de documentaires jeunesse (quelquefois pompeux et/ou totalement à côté de la plaque), l'éducation aux nouvelles technologies est un sujet difficile à cerner, tant le contenu est à la fois vague et immense... alors quand il s'agit d'en parler à ses enfants ! Cet album constitue une belle entrée en matière, très visuelle et imagée, qui plantera les premières graines de responsabilité digitale dans l'esprit de nos enfants modernes.

Blockhaus (Mathieu Larnaudie)

note: 5un roman subtil et fascinant Fabrice - 2 juillet 2020

Le narrateur compte sur l’isolement et le silence pour écrire. Il “débarque” sur la côte Normande dans la ville d’Arromanches. Très vite il est happé par ce lieu chargé d’histoire, ses vestiges, ses falaises, ses habitants, son atmosphère.

La ville d’Arromanches ne conserve que quelques vestiges du débarquement et pourtant le 6 juin 1944, elle fut le théâtre de la plus grande opération militaire de la seconde guerre mondiale, accueillant le plus grand port artificiel jamais construit.

La ville est comme figée, hors du temps, marquée par le poids de l’histoire qui pèse sur les vies. L’ambiance, les embruns, la brume, les spectres de béton rendent l’endroit fascinant.

Extrait “Nous connaissons tous, je suppose les moments d’attraction hypnotique qu’exerce la mer lorsqu’on la contemple: le spectacle a beau nous sembler immuable, la répétition du ressac lancinante, morne ses variations immédiates peu perceptibles à l’oeil, on a peine à s’en extraire, on demeure médusé, encollé à sa monotonie, comme si une force magnétique nous y aimantait.”

L’avis: L’auteur vous emporte dans cette atmosphère mémorielle si particulière. Son style ciselé, subtil et poétique en fait un roman magistral qui ne vous laissera pas indifférent et se dévore littéralement.

Blockhaus (Mathieu Larnaudie)

note: 5Un phrasé subtil, un roman fascinant Fabrice - 2 juillet 2020

Le narrateur compte sur l’isolement et le silence pour écrire. Il “débarque” sur la côte Normande dans la ville d’Arromanches. Très vite il est happé par ce lieu chargé d’histoire, ses vestiges, ses falaises, ses habitants, son atmosphère.

La ville d’Arromanches ne conserve que quelques vestiges du débarquement et pourtant le 6 juin 1944, elle fut le théâtre de la plus grande opération militaire de la seconde guerre mondiale, accueillant le plus grand port artificiel jamais construit.

La ville est comme figée, hors du temps, marquée par le poids de l’histoire qui pèse sur les vies. L’ambiance, les embruns, la brume, les spectres de béton rendent l’endroit fascinant.

Extrait “Nous connaissons tous, je suppose les moments d’attraction hypnotique qu’exerce la mer lorsqu’on la contemple: le spectacle a beau nous sembler immuable, la répétition du ressac lancinante, morne ses variations immédiates peu perceptibles à l’oeil, on a peine à s’en extraire, on demeure médusé, encollé à sa monotonie, comme si une force magnétique nous y aimantait.”

L’avis: L’auteur vous emporte dans cette atmosphère mémorielle si particulière. Son style ciselé, subtil et poétique en fait un roman magistral qui ne vous laissera pas indifférent et se dévore littéralement.

Les dames du mardi (Jean Siccardi)

note: 3Ce roman est aussi un retour sur l’immigration italienne au début du XX ème siècle. Roger - 2 juillet 2020

Avec la mécanique d’un récit efficace, l’auteur nous entraîne dans la difficile problématique de l‘intégration des immigrés italiens au début du XX ème siècle à travers l’itinéraire d’un enfant pour qui l’honneur guidera ses pas sur toute son existence.
Loin des effets de manche de certains romans qui n’ont rien à dire, cette histoire captive le lecteur, appuyée sur une écriture
fluide, au vocabulaire simple, mais jamais simpliste
Un roman, plein de tendresse à mi chemin entre Robin des bois et Borsalino.

Les fantômes de Reykjavik (Arnaldur Indriòason)

note: 5Un nouvel enquêteur naît sous la plume du roi du policier islandais Roger - 2 juillet 2020

Les deux histoires qui se déroulent en parallèle, font de ce nouvel opus , construit avec brio, sans temps mort, une véritable réussite.
Vivement le prochain opus, que l’on retrouve ce nouvel inspecteur, à la personnalité attachante, sensible, mais violente, n’hésitant pas à donner du coup de poing quand cela s’avère nécessaire.

Embrasser l'inconnu (Aurélie Delahaye)

note: 5Passionnant Anne - 1 juillet 2020

Aurélie Delahaye nous partage une expérience de vie qu'elle s'efforce de mettre en lien avec son être intérieur. Captivant !

Un assassin parmi nous (Shari Lapeña)

note: 4Une construction à la « Dix petits nègres » ! Roger - 1 juillet 2020

Loin des romans angoissants aux intrigues terrifiantes , ce roman à la lecture agréable, déploie au fil des pages, le charme suranné des inoubliables romans d’Agatha Christie. On s’attache aux personnages complexes qui cachent tous, soit un secret, soit une blessure. Un beau roman d’été.

Juste derrière moi (Lisa Gardner)

note: 3Un drame familial au cœur de l'intrigue. Roger - 1 juillet 2020

Une première partie rythmée, une deuxième peut être un peu moins exultante, mais tout cela reste une lecture agréable. Un bon moment de détente.

L'espion inattendu (Ottavia Casagrande)

note: 3un roman d'espionnage qui s'inspire de faits réels Fabrice - 23 juin 2020

Raimondo Lanza di Trabia, un prince sicilien, dandy extravagant et charmeur fut, pendant les neuf mois qui suivirent le début de la Seconde Guerre mondiale, l’espion de confiance de Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères et gendre de Mussolini. Sa mission? Mener une bataille secrète contre l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés du Reich, la préserver des agissements du «petit caporal» Hitler et déjouer l’influence des va-t-en-guerre auprès du Duce. Pour cette mission il fit tomber dans ses filets amoureux Cora, une ravissante espionne britannique débutante. Après avoir infiltré une cellule nazie dans le Sud-Tyrol, évité le pire à Cinecittà, traversé la France en pleine Débâcle et rencontré en tête à tête Churchill… de péripéties en aventures rocambolesques (mais véridiques) les deux tourtereaux perdirent la bataille!

L’auteure: Ottavia Casagrande est la petite fille de ce prince italien. La légende familiale de ce grand père audacieux et flamboyant qu’elle n’a jamais connu (il est mort à 39 ans de façon mystérieuse), lui a inspiré deux livres. Le 1er est une biographie de son grand père écrit à quatre main avec sa mère “Je vais devoir danser” paru en 2017 et le second est ce roman d’espionnage.

L’avis: Raimondo Lanza di Trabia a tout du personnage romanesque, un physique athlétique, doré au soleil de Capri, un charisme qui ne laisse personne indifférent et une audace à toute épreuve. Cet aristocrate reconverti en agent secret à l’aube de l’entrée en guerre de son pays contre les alliés sera chargé d’éviter que ce dernier n’accompagne l’Allemagne dans sa conquête de l’Europe. On connaît la suite...
Le style est léger et on n’échappe pas dans la première partie à certains clichés bien connus des films d’espionnage, avec l’incontournable course poursuite avec renversés d'étalages de fruits et légumes ou le passage de la frontière franco italienne en corbillard...Le croquignolesque n’est pas très loin. Raimondo navigue entre un Jean Paul Belmondo dans le Magnifique et un James Bond... c’est dire si l’écriture de cet ouvrage est déjà très cinématographique...
On se laisse pourtant porter par les aventures rocambolesques de cet espion atypique, pour qui tout semble facile même de s’inviter à la table de Churchill. Dans les deux dernières parties, ce livre prend de l’épaisseur notamment au niveau historique. L’auteure a su saisir avec précision les contradictions du peuple italien dans les années 30/40, entre adhésion au populisme et désespoir de participer à une guerre qui n’était pas la sienne. La traversée de la France en pleine débâcle montre également parfaitement le fatalisme des armées françaises et anglaises face à un envahisseur qu’on croyait, à l’époque, supérieur.

Il était deux fois... (Franck Thilliez)

note: 5Laissez-vous piéger par ce roman construit façon puzzle ! Roger - 23 juin 2020

Lorsque l’on débute la lecture d’un ouvrage de Franck Thilliez, on sait que l’on va se faire manipulé, mais la maîtrise du récit et du suspens est si grande, qu’une fois encore on se laisse avoir.
Si le début de l’histoire peut paraître classique, le développement labyrinthique est époustouflant. Tout simplement « brillantissime ».

Franck Thilliez met ses connaissances artistiques érudites au service de ce roman qui nous entraîne de la Savoie aux Carpates polonaises, de Bruxelles à Orléans, dans une Europe bien inquiétante.

Un homme averti ne vaut rien (Romain Sardou)

note: 4Une saga familiale sous fond de thriller. Roger - 23 juin 2020

Arès 5 ans d'absence, Romain Sardou revient avec un roman qui enchantera ses lecteurs. Le suspens est bien mené, certes, mais ce qui fait la force de ce roman se sont ses personnages surprenants, charismatiques, parfaitement dépeints, dont nous suivons avec intérêt leur parcours de vie.

Préférence système (Ugo Bienvenu)

note: 5SF accessible et intelligente Johan - 20 juin 2020

Dans un futur (très) proche dominé par la tyrannie des méta-données, les espaces de stockage numériques ne sont plus suffisants : il faut choisir les connaissances humaines à maintenir, et celles à détruire... Les androïdes peuvent-ils, au travers d'un algorithme binaire, servir d'exemple à l'humanité sans une once de conscience ? Entre 1984 et 451°F, une sélection Angoulême 2020 qui mérite le détour.

Les ogres sont des cons (Albert Lemant)

note: 5Criez donc au scandale. Johan - 20 juin 2020

Parce qu'il y en a assez de prendre les enfants pour d'innocents petits saints qui comprennent rien à la vie !

Culottées n° 1 (Pénélope Bagieu)

note: 5Culottées et... invisibles ? Johan - 20 juin 2020

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l'ensemble des accomplissements (sur tous les domaines : arts, sciences, royauté, banditisme...) de ces dames, qui ne sont pour la plupart même pas mentionnées dans les manuels d'Histoire ! Le trait de Pénélope Bagieu sied à merveille aux propos. A lire de toute urgence, et enchaîner sur le Tome 2 sans hésitation.

Addiction (Josep Busquet Mendoza)

note: 5Le happy end c'est dépassé Johan - 20 juin 2020

De tonalité très sombre, cette BD a l'honneur de ne pas camoufler la réalité. Addictions au travail, aux jeux d'argent, aux écrans, à l'amour, au sexe, aux drogues, alcools et médicaments... Enfin un ouvrage qui aborde TOUTES les dépendances. Les différents personnages, chacun illustrant l'une de ces addictions, se croiseront au cours de différentes scènes de vie sans jamais tomber dans la caricature ; le tout en one-shot. L'ensemble est criant de vérité, et nous oblige à ouvrir les yeux.

Goupil ou face (Lou Lubie)

note: 5Rien de tel qu'une allégorie pour y voir plus clair Johan - 20 juin 2020

Comme la plupart des préjugés, il est plus simple de s'arrêter aux rumeurs, médicales ou non : de manière générale, nous dirons ainsi d'une personne qu'elle est bipolaire, ou qu'elle ne l'est pas. C'est tout ? Assurément pas. Comme l'individu, la cyclothymie -car bipolaire ça ne veut rien dire- se décline en une infinité de nuances. Voici une jolie BD de vulgarisation, rafraîchissante et loin du pathos qui nous ennuie, pour découvrir ce trouble mental encore méconnu, et donc craint, et donc moqué. A mettre dans toutes les mains.

Les Enfants des autres (Pierric Bailly)

note: 2La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure Fabrice - 18 juin 2020

Robert manœuvre dans le bâtiment vit avec Julie et ses trois garçons dans un "patelin" du Haut Jura. Il mène une existence "cool", presque banale et aime les choses simples...les balades en forêt, le trail, la gnôle qu'il distille lui-même et évidemment la bouffe locale...Il envie...parfois jalouse, la vie de célibataire de son meilleur ami Max, le beau gosse et a tendance à être accro aux opiacés. Il porte un prénom ringard et lui préfère Bob ou Bobby...beaucoup mieux que celui que ses collègues lui ont attribué : Bobinette. Il a une vraie tendresse pour sa grand-mère nonagénaire à la réputation de vieille salope qui drague aux enterrements.

« Je me suis servi de ma vie banale de père de famille pour inventer une histoire la plus excitante et stimulante possible », dit l’auteur. La question de la paternité devient une énigme embarrassante : désir d’enfant, peur de les perdre, de ne pas bien s’y prendre, fantasme de la vie avant ou sans les enfants. Pierric Bailly entraîne ses lecteurs dans un roman infernal où le doute devient le principe même de la narration. Le suspens du récit porte autant sur l’adultère, le désir d’enfants, l’assassinat d’une femme, que sur l’identité même du personnage principal. La lecture se fait au gré d’une succession de bascules dramatiques, ce qu’on appelle au cinéma des twists, pour démultiplier l’espace des possibles. (source POL)

Pierric Bailly est né en 1982 dans le jura et vit aujourd'hui à Lyon. Les enfants des autres est son cinquième livre. Déjà dans « Michael Jackson », inspiré de sa vie estudiantine il dressait le portrait d'un jurassien, étudiant à Montpellier. Aujourd'hui il revient avec un roman dont la thème central tourne autour de la paternité. Les jurassiens seront heureux d'y retrouver des décors qu'ils connaissent bien de Champagnole, Momorot, Clairevaux les lacs. On regrette cependant l'écriture facile, populaire, parfois décevante. Un livre sans prétention qui redéfinit le lien paternel dans lequel on perçoit le message de l'auteur, celui adressé à ses propres enfants.

Les fluides (Alice Moine)

note: 4Les blessures de l'âme des victimes d'agressions sexuelles Fabrice - 12 juin 2020

Julie est une femme tourmentée dont la vie a été bouleversée suite à un “incident”, comme elle le dit elle-même, qui a fait exploser son quotidien. Elle subit une véritable descente aux enfers...perte de confiance en soi, prise de poids, isolement professionnel, incompréhension de son entourage et pire elle est devenue étrangère à sa fille...Elle s’est enfermée, rongée par un mal terrible: le non-dit, qui la ronge. Mais c’est au cours de cette journée anodine à la piscine municipale qu’elle va trouver le force de réagir. Toutes les étapes de cette sortie aquatique est le chemin de sa rédemption. Julie se met à nu, lave ses blessures et en sort grandie. Alice Moine traite avec subtilité et finesse un sujet difficile, le silence et les blessures de l’âme des victimes d’agressions sexuelles. Son écriture est fluide comme le titre de son ouvrage et sa construction remarquable ne vous laissera pas indifférent.

Citation: "En gardant le silence, elle a tenté d’épargner la honte à son entourage, son compagnon, sa fille. Ne s’est pas inscrit au fer rouge sur son front “A Souffert”. Se taire l’a menée à bien pire. Son silence les a fait fuir et le lien fragile qui la relie à ceux qu’elle aime n’est plus qu’à un fil, prêt à rompre. Alors elle a tu ce qui lui était arrivé et le poids du silence a pesé plus lourd que celui des aveux."

Les méduses (Frédérique Clémençon)

note: 4L’hôpital est au cœur de ces destins croisés Fabrice - 11 juin 2020

Citations “On avait vu resurgir aux infos le visage poupin du type des urgences qui s’en prenait au ministre en place, dénonçait le cynisme de la gestion comptable, coupable d’avoir un chronomètre et une calculatrice à la place du cerveau, coupable de confondre hôpital et CAC 40, coupable de transformer les médecins en robots et les patients en cobayes, un pistolet sur la tempe, façon roulette russe.”

Dans le contexte actuel, le récit de Frédérique Clémençon est d’une incroyable justesse dans un moment où le personnel soignant mérite notre soutien dans la bataille qu’il mène contre cet ennemi invisible: le coronavirus. L'hôpital est au cœur de ces destins croisés, celui d’une infirmière, d’un ambulancier, de patients, de neurochirurgiens...tous évoluent à la frontière de la vie et de la mort. La tragédie ne tient qu’à un souffle et même l’environnement y semble inquiétant et sombre...les méduses se multiplient et il y pleut parfois des oiseaux morts. La construction du récit est plutôt habile, sensible et délicate face à l’adversité qui frappe. Mais aux portes du néant, il y a parfois une lueur d’espoir.

L'Enfant de la colere (Michel Serfati)

note: 4Une quête d'identité sur fond de Hang Fabrice - 11 juin 2020

cet auteur né à Belfort est une belle découverte. Sa plume est d’une incroyable fluidité. Elle nous emporte sur les rives du Bosphore dans la quête d’identité et d’origine de Nadia. Etudiante en musicologie elle joue du Hang, un instrument de musique original, propre à la méditation. La musique est en filigrane de cet ouvrage...cet idiophone attisera sans doute votre curiosité. Petit conseil: si vous écoutez au préalable quelques morceaux sur Youtube, ils résonneront dans votre tête au fur et à mesure de votre lecture...comme une ambiance sonore.

Vendredi ou La vie sauvage (Michel Tournier)

note: 4Livre d'aventure et réflexion philosophique sur la vie Fabrice - 11 juin 2020

Ce roman est tout d’abord un livre d’aventure avec de nombreux rebondissements. Mais c’est aussi une réflexion philosophique sur la vie. Dans la première partie Robinson est face à lui même, il fait l’expérience de la solitude et de l’oisiveté. Seul confronté à l’isolement il cherche à s’occuper pour continuer d’exister. Il instaure des rituels pour ne pas sombrer. C’est le côté “Koh Lanta” du livre. L’arrivée de Vendredi, “le sauvage” va faire exploser ses certitudes. L’opposition entre deux hommes que tout oppose est l’occasion d’une confrontation entre l’homme civilisé et le sauvage. Pourtant cette expérience va les rapprocher et bousculer Robinson. Ils vont apprendre l’un de l’autre.
Vendredi et la vie sauvage est aussi un livre sur la vie en situation de confinement. Souvent lu au collège, c’est un ouvrage tout public qu’il est parfois bon de le relire pour en tirer quelques enseignements.

Soif (Amélie Nothomb)

note: 5La passion du Christ tout en introspection Fabrice - 10 juin 2020

La passion du Christ, tout le monde en connaît l'histoire, les tenants et les aboutissants du procès à la crucifixion. Mais plutôt que de raconter les derniers instants, Amelie Nothomb a choisi d'incarner Jésus, dans un long monologue intérieur.

Elle exprime ce qui lui traverse l'esprit, dans les dernières heures de sa vie, ses sentiments face aux autres, ses ressentis face aux souffrances du corps. Elle ravive la mémoire d’événements, de rencontres, d'expériences marquantes, quitte à prendre quelques libertés avec les faits.

Son Jésus, vit ses dernières heures tout en introspection, ce qui le rend profondément humain. Un livre puissant, dans le dernier carré des finalistes du prix Goncourt 2019 qui aurait mérité de décrocher le prix le plus prestigieux de la littérature française.

Le pays des autres (Leïla Slimani)

note: 5Le début d'une saga captivante Fabrice - 10 juin 2020

La rencontre d’Amine et de Mathilde est librement inspirée de celle des grands parents de l’auteure qui ont fait connaissance lors de libération de l’Alsace. “Le Pays des autres” est, en fait, le premier volet d’une saga familiale, d’une trilogie sur fond de fresque historique.
Ce premier tome couvre la période 1944 à 1956, de la fin de la première guerre mondiale au début de la décolonisation au Maroc. A travers Mathilde, l’auteure dépeint le choc des cultures, les difficultés de l’intégration, le poids des conventions, la réalité de la colonisation, la condition des femmes, la lutte pour l’émancipation et la dignité. Dans un monde dominé par les hommes, Mathilde vit entre deux cultures, deux communautés où dominent silences, tabous et non-dits. Le roman commence comme un roman d’aventure entre émerveillement et plaisir de la découverte. Mathilde découvre un pays flamboyant. Puis le désenchantement apparaît avec les premières difficultés d’exploitation de la ferme agricole, les terres pauvres et arides. Confrontée au déracinement, à la nostalgie de son Alsace natale, Mathilde déchante, fait face à la misère, à la solitude, au repli sur soi. Elle tente de faire bonne figure en cachant la réalité de sa situation pour préserver sa famille.
Les femmes sont au coeur de cet ouvrage. Elles y sont fortes et occupent les premiers plans. Le style est fluide, captivant et vous emporte d’une seule traite au bout de l’histoire. Malgré la misère et le contexte historique pesant, on s’attache aux différents personnages. Ce livre est un véritable dépaysement, on y sentirait presque la délicatesse des parfums de fleurs d’oranger et d'amandiers, la pesanteur étouffantes des canicules, la profondeur des ciels bleus et l’aridité des sols ingrats. Le roman est très harmonieux et ne manque pas de rebondissements. C’est un des meilleurs romans du début de l’année 2020.

Par les routes (Sylvain Prudhomme)

note: 4Une ode aux rencontres Fabrice - 10 juin 2020

L'auteur dresse une fabuleuse fresque de la France des routes, une ode aux chemins, aux paysages, aux rencontres avec une langue riche, poétique, sans emphase, parfois nostalgique. Pas étonnant que ce livre ait décroché différents prix littéraires (Femina et Landerneau des lecteurs)

Un automne de Flaubert (Alexandre Postel)

note: 5Un agréable moment de lecture Fabrice - 10 juin 2020

En s'appuyant sur les faits et les correspondances de Flaubert, Alexandre Postel nous livre le portrait d’un rentier au physique de boucher, diminué, édenté, mélancolique qui a perdu sa faculté d'émerveillement et son inspiration et qui plus est, miné par les déboirs financiers. Sur les conseils de Georges Sand chez qui il vient chercher un peu de réconfort, il tente de se ressourcer à Concarneau, ville décrite à la manière des peintres impressionnistes. L’auteur s’est imprégné du rythme et de la justesse de la phrase flaubertienne pour mettre en valeur l’étreinte avec la langue de cet homme qui ne cesse de se dévaloriser et se considère comme “une vache stérile”. Il dresse un portrait singulier d’un monument de la littérature française, auteur de Madame Bovary, de Salammbo, de L’éducation sentimentale, d’Un Coeur simple ou encore de Bouvard et Pecuchet. Cette biographie “romancée” est souvent drôle et truculente et fait preuve d’une maîtrise magistrale de la langue pour décrire une facette méconnue de la vie de l’auteur. Un livre subtil et brillant, dont on se délecte avec plaisir au fil des pages.. un très agréable moment de lecture.

Un automne de Flaubert (Alexandre Postel)

note: 5Un agréable moment de lecture Fabrice - 10 juin 2020

En s'appuyant sur les faits et les correspondances de Flaubert, Alexandre Postel nous livre le portrait d’un rentier au physique de boucher, diminué, édenté, mélancolique qui a perdu sa faculté d'émerveillement et son inspiration et qui plus est, miné par les déboirs financiers. Sur les conseils de Georges Sand chez qui il vient chercher un peu de réconfort, il tente de se ressourcer à Concarneau, ville décrite à la manière des peintres impressionnistes. L’auteur s’est imprégné du rythme et de la justesse de la phrase flaubertienne pour mettre en valeur l’étreinte avec la langue de cet homme qui ne cesse de se dévaloriser et se considère comme “une vache stérile”. Il dresse un portrait singulier d’un monument de la littérature française, auteur de Madame Bovary, de Salammbo, de L’éducation sentimentale, d’Un Coeur simple ou encore de Bouvard et Pecuchet. Cette biographie “romancée” est souvent drôle et truculente et fait preuve d’une maîtrise magistrale de la langue pour décrire une facette méconnue de la vie de l’auteur. Un livre subtil et brillant, dont on se délecte avec plaisir au fil des pages.. un très agréable moment de lecture.

Il faut beaucoup aimer les hommes (Marie Darrieussecq)

note: 4très bon roman Laurence - 10 juin 2020

Un roman à la touche féminine, aux idées engagées où l'on se laisse guidé dans un voyage proposé par l'auteure. Une auteure, qui semble intervenir en voix off, indispensable pour gommer la candeur de Solange.

Chaleur (Joseph Incardona)

note: 1Chaud la Finlande ? Laurence - 10 juin 2020

Dans un format très court, l'auteur nous plonge directement dans le vif du sujet et dissèque à merveille les comportements psychologiques de deux êtres pas si lisses que ça. le tout dans une ambiance malsaine dont le grotesque et l'absurdité sont au premier plan.
Le dénouement tragique est inévitable. En quête de gloire fugace, toujours sur la corde raide, les concurrents sont les rois de l'arène pour un public toujours plus assoiffé de sensations fortes.

Fleurs tardives (Susie Morgenstern)

note: 1Une rencontre détonante - 5 juin 2020

Un roman agréable à lire sur l'histoire d'une rencontre entre deux seniors. Du réalisme, de l'humanité, de l'amour, le tout avec humour !!!

Valentine (Jocelyne Tribot)

note: 1bof Anne - 4 juin 2020

J'ai trouvé très agaçant le style très plat, à la limite du français correct parfois.

Les Sœurs du mal (Alice Clark-Platts)

note: 4Terrible enfance Laurence - 26 mai 2020

Deux terribles affaires, mettant en scène des enfants, s'entrechoquent et font ressortir les mauvais souvenirs du passé. A travers ces drames, séparés de 20 ans, le texte pose plusieurs questions auxquelles il est difficile de répondre : Un enfant est-il conscient du mal qu'il fait ? A partir de quel âge est-on responsable de nos actes ? Qui souffre le plus de ces tragédies ? Grâce à l'alternance de points de vue, le lecteur passe d'un camp à un autre et peut ainsi modeler sa pensée. Chaque personnage vit le drame à sa manière et on le vit à ses côtés. On a ainsi une vue globale de la situation et on peut se faire une idée plus précise des conséquences.

Jackie et Lee (Stéphanie des Horts)

note: 3biographie romancée Laurence - 26 mai 2020

Deux femmes, deux destins de soeurs ambitieuses et déterminées à briller. Deux soeurs qui s'aiment mais qui sont rivales pour le paraître : l'une se contente de cette situation et l'autre en souffre. Rien que très banal qu'une rivalité familiale mais là, ce sont deux femmes connues et reconnues. L'auteur a réalisé un travail de fourmi pour nous relater ces vies particulières.

Il est des hommes qui se perdront toujours (Rebecca Lighieri)

note: 3Un bon roman noir Laurence - 26 mai 2020

Où il est question de la cité, de Marseille, de gitans, de maltraitances, de handicaps, de remords, de culpabilité, de l'horreur de certaines enfances, d'amour, de toxicomanie, de vengeance, de gens cabossés à vie... Ce livre est violent, rude, épais, mais jamais illisible, jamais "dégoûtant", jamais médiocre. Il est beau.

Un peu de nuit en plein jour (Erik L'Homme)

note: 2texte poétique Laurence - 19 mai 2020

Erik L'Homme nous offre ici un court roman qui nous plonge dans un monde ou le jour à disparu, occulté par un épais nuage. La société s'est coupé en clan, plus ou moins riches.
Dans ce monde Féral, spécialiste de la cogne, tombe amoureux de Livie.
L'histoire d'amour est au cœur de l'intrigue, mais elle laisse pourtant la place à des développements qui nous amènent des bas-fonds parisiens aux lumières de la ville, voire à l'air pur de montagnes.

La punition qu'elle mérite (Elizabeth GEORGE)

note: 4Addictif Laurence - 19 mai 2020

C'est une enquête qui démarre simplement et qui va s'étoffer en cours de route . Il sera beaucoup question d'alcoolisme chez les jeunes, de soirées trop arrosées qui dérapent ...

Comment tout a commencé (Philippe Joanny)

note: 2La différence Laurence - 19 mai 2020

Un peu à l'exemple d'Annie Ernaux avec « Les années », Philippe Joanny déroule le fond politique et social des années 1979 à 1984. C'est la prise de conscience difficile de sa singularité qui occupe les pensées du narrateur : il est attiré par les hommes et se sent douloureusement différent et insuffisant, au physique comme au moral. Avec en plus le spectre du SIDA comme horizon proche et les discours effrayants et culpabilisateurs qui fleurissaient alors que les caractéristiques de cette maladie étaient encore inconnues.

Toi, moi et tout le reste (Catherine Isaac)

note: 3Résister Laurence - 19 mai 2020

Ce n'est pas un roman à suspense, il ne faut donc pas s'attendre à un retournement extraordinaire de situation. Ce n'est pas non plus un roman qui mise sur l'originalité. Mais sa force est clairement d'embarquer rapidement le lecteur aux côtés de personnages attachants, au coeur d'une histoire contemporaine pleine d'espoir malgré les sujets difficiles. La maladie est en toile de fond et pèse comme une épée de Damoclès tout au long du récit, mais jamais l'auteure ne la laisse gagner, dans le sens où c'est l'humour, le pardon et l'amour qui l'emportent toujours.

Marée haute (Quentin Desauw)

note: 3A lire Laurence - 19 mai 2020

Quentin Desauw sait divertir son lecteur avec des expressions imagées : « Près de moi, Laurent, avec sa vieille casquette et son menton à la Dalton, me gueulait des trucs comme s'il s'agissait de l'ouvrir plus grande que l'océan ». Mais il sait également le mener à des réflexions plus profondes : le fait de voir les migrants du point de vue d'un passeur est plutôt inhabituel dans la littérature actuelle et soulève bien des questions morales.
Bref, un roman plein d'atouts qui mérite vraiment d'être lu.

Sans eux (Caroline Fauchon)

note: 2A lire Laurence - 19 mai 2020

Sans eux, peut-on vraiment vivre sans eux ? L'enchaînement des situations imaginé par l'auteure semble plutôt fantaisiste mais peu créative, incitant - un peu - à la réflexion sur notre responsabilité quant au changement climatique et à la conservation des espèces - en l'occurrence la nôtre - sans vraiment être ni très argumentée, ni très drôle (si toutefois c'était l'intention) : il manque ici un point de vue réellement étayé et un style.
Un moment de lecture au final moyennement agréable.

Mélatonine (Pascal Fioretto)

note: 3Beau pastiche Laurence - 19 mai 2020

C'est drôle, fin, bien observé, le pastiche démontre que l'auteur connaît bien sa victime pour la plus grande joie du lecteur . Que l'on apprécie ou pas Houellebecq, l'exercice devrait réjouir tous ceux qui ont un jour tenté l'aventure de parcourir les écrits du célèbre dépressif.

La dernière fois que j'ai vu Adèle (Astrid Éliard)

note: 3Fugue ou bien..... Laurence - 19 mai 2020

Astrid Éliard déroule le parcours inexorable de cette mère, en quête de sens. le corps brisé mais le cœur battant fort, cette mère pleine d'amour et d'espoir entièrement tournée vers sa fille, puise au plus profond d'elle pour comprendre l'indicible.

Le Chant des cavalières (Jeanne Mariem Corrèze)

note: 3pour les fans de fantasy Laurence - 15 mai 2020

En seulement trois cent pages, l'autrice parvient ainsi à mettre en place un univers cohérent et d'une richesse que le récit ne semble qu'effleurer. le roman a la particularité de mêler à la fois des aspects très classiques de la fantasy, et d'autres qui sont beaucoup plus originaux. Parmi les éléments traditionnels, on peut relever notamment le cadre médiéval fantastique (au niveau de l'architecture, de l'armement…) ou encore la présence des dragons.

Ce que seraient nos vies (Yann de Saint-Rat)

note: 2Comme un conte de fée Laurence - 15 mai 2020

Un petit livre divertissant, pas vraiment un feel good mais ça y ressemble. Bien sûr c'est un peu un conte de fée. Au début il ne se passe pas grand chose et on se demande quand il va se passer quelque chose. Ça vient doucement mais surement. La fin semble un peu prévisible et génère quand même quelques questions mais on tient l'essentiel donc on n'est pas vraiment frustré.

L'Epidémie (Åsa Ericsdotter)

note: 3bon thriller Laurence - 15 mai 2020

Åsa Ericsdotter est, définitivement, une auteure à suivre ! Elle décrite à merveille la sphère politique et son roman est encore et toujours d'actualité. Un livre qui fait réfléchir sur ce que nous tenons souvent pour acquis dans la société d'aujourd'hui : la Démocratie, la liberté d'expression et, surtout, les droits de l'homme qui au final pourrait être très vite supprimés au profit d'une société comme celle décrite dans ce roman.

Le pays que j'aime (Caterina Bonvicini)

note: 4Un parfum d'Italie Laurence - 14 mai 2020

Un beau livre, léger, au parfum d'Italie. L'histoire d'un amour, d'une vie, vécue par intermittence de l'enfance à l'âge adulte et qui s'éteint. Olivia est la fille de gros entrepreneurs riches de Bologne et Valerio est le fils de leurs domestiques. Ils grandissent ensemble, déjà amoureux, jusqu'au jour où la mère de Valerio divorce, suit son amant – un escroc qui décèdera rapidement – dans les quartiers populaires de Rome où Valério grandit dans un contexte plus rude. Olivia l'y rejoindra à l'occasion s'encanaillant avec bonheur. Ils se retrouveront à l'aube de l'âge adulte pour vivre leur amour mais il ne la suivra pas à Paris. Ils se marieront et auront des enfants chacun de leur côté avant de se perdre et de se retrouver et de se perdre encore. Manon, formidable grand-mère de Olivia. C'est aussi une peinture de l'Italie entre 1975 et 2013 avec sa corruption, le berlusconisme.

Le feu ami des souvenirs
Persécution (Alessandro Piperno)

note: 3Naïveté Laurence - 14 mai 2020

Ce roman est le récit d'une chute, celle d'un homme trop confiant en sa bonne étoile, trop gâté par le succès, trop négligent et inadapté aux « terribles pépins de la réalité » pour pouvoir gérer la malignité et la jalousie de ceux qui ne lui pardonnent pas sa naïve magnanimité.
Pire encore : c'est le récit d'un abandon en rase campagne, d'un lâchage brutal et sans rémission. Un homme est livré aux chiens par ceux qui lui sont le plus chers.

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 3Belle amitié Laurence - 14 mai 2020

La couleur de ce livre est d'abord celle d'une grande amitié, entre deux garçons, puis deux adultes, que tout sépare : Pietro se cherche de par le monde, Bruno s'accroche à la montagne qu'il n'a jamais quittée, mais, chacun à leur façon, ils vivent les mêmes apprentissages et les mêmes blessures, tentant de se construire un avenir en se réconciliant avec leur passé et leur héritage filial.

Wilder Girls - édition française (Rory POWER)

note: 4Puissant et captivant Géraldine - 13 mai 2020

Hetty, Byatt et Reese sont trois amies qui survivent, cloîtrées dans leur pensionnat depuis qu’un mal étrange a touché l’île de Raxter. La Tox est arrivé un jour, sans que l’on sache comment, ni pourquoi, aucun remède n’a été trouvé. Elle touche aussi bien les humains, que la faune et la flore. Elle arrive sous forme de crise, modifiant, abîmant le corps ou l’esprit. Beaucoup de jeunes filles succombent. Celles qui survivent, s’organisent comme elles peuvent, rythmées par les tours de garde de la vigie et par les sorties de l’équipe de ravito, seule autorisée à sortir de l’enceinte de l’école pour aller chercher le maigre approvisionnement qu’on leur envoie en attendant l’arrivée du vaccin.

Un huit clos palpitant, on entre vite dans le sujet, spectateur d’une société qui doit s’organiser et se batailler pour ne pas périr, soumise à la discipline et à la loi du plus fort.

Le style de l’auteur est vraiment très agréable, faisant ressortir une atmosphère pesante sans être étouffante, on se laisse porter par le mystère qui entoure cette île sans voir défiler les pages. L’autrice a su mettre en évidence au cœur de cet univers angoissant et morbide, l’amitié très forte entre les 3 amies. Un sentiment indestructible pour braver les désillusions…

Je me suis posée beaucoup de questions pendant cette lecture, certaines sont restées sans réponse, un sentiment d’inachevé qui flotte tout de même à la fin, mais qui reste fidèle à l’atmosphère du roman.

Les adolescents apprécieront cette fiction (et les adultes aussi ….).
Petite note au passage : la couverture est magnifique.

Battement d'ailes (Milena Agus)

note: 4Madame ! Laurence - 12 mai 2020

Racontée par une fillette de 14 ans, cette histoire a des côtés comiques, légers, magiques et vrais.
Tout se passe en Sardaigne que l'auteure décrit avec talent, les descriptions de la nature y sont merveilleuses
"Madame", le personnage principal, n'est plus très jeune; elle possède une propriété en bord de mer convoitée par des investisseurs qui aimeraient transformer ce morceau de paradis terrestre en un village touristique. Elle se refuse toutefois à la vendre.

La goûteuse d'Hitler (Rosella Postorino)

note: 4La peur au ventre Laurence - 12 mai 2020

Elles sont dix, dix femmes devant une assiette, la faim au ventre mais surtout la peur nouant leurs entrailles et on leur ordonne de manger ! Elles ont été recrutées de force pour goûter les plats qui vont être servis à Hitler.
Après une heure d'attente pour voir si aucun poison ne fait effet, celui qui met l'Europe et le monde à feu à sang, peut manger tranquille…
Rosella Postorino commence ainsi son roman, un livre étonnant, prenant, passionnant, intrigant, bouleversant. Elle s'est appuyée sur le témoignage très tardif, à 95 ans, de Margot Wölk, la dernière goûteuse d'Hitler en vie. C'est elle qui lui a inspiré son personnage principal : Rosa Sauer.




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